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Darmstadt by Willy
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Voilà presque le temps de faire un Bilan de mon année à Darmstadt, puisque je rentre dans moins de deux semaines
. Bien sûr, on pourrait faire le spitch sur l’enrichissement personnel, accéder à la réalisation de soit dans l’élaboration d’un projet international bla bla bla, mais même si entre moi et moi même, il y a du nouveau, je pense que finalement, mon bilan sera plus terre à terre.
Posons le tableau : Un étudiant part dans un pays dont il ne connait pas un mot (j’ai fais 2 ans d’allemand en tout et pour tout au collège, où j’étais tellement bon que j’ai arrêté en seconde, et j’y ai jamais retouché après, je pense qu’on peut dire que je partais de zéro), pour faire un Master I qui m’impose des thèmes, ce qui fait que j’ai dû participer à des matières pas des plus aisés à comprendre dans une autre langue.
Je pensais vraiment avoir du mal dans la vie de tous les jours, et pas avoir de mal à suivre mes cours d’informatique (après tout, du code, c’est du code) : que nenni !
Ça a été tout le contraire! En fait la liste de vocabulaire que l’on utilise tous les jours n’est pas si étendue que ça, et on se retrouve rapidement à être un perroquet qui dit toujours la même chose. En cours, c’est différent (je sais que les autres n’ont pas la même vision des choses, mais c’est parce qu’ils avaient déjà une très bonne base dans la langue), car normalement, pour lire un texte, on s’appuis sur les mots connus pour deviner le sens des mots inconnus, mais encore faut il qu’il n’y en ai pas 3 sur 4, sans compter les structures de phrases qui font que bien des fois, j’étais face à une lise de mots traduit qui formait aucune phrase…
Autant dire que j’ai vraiment eu de grand moment de solitude lol, mais de fils en aiguilles, ça a marché. Le cerveau a des capacités d’adaptations qui dépassent ce que j’imaginais.
Comme au début, tout est nouveau, une simple information de base en gros devant les yeux reste introuvable, ce qui a été aussi une difficulté pour être à la page sur ce qui était demandé, pour les Übung ou les démarches administratives. Pour les Übung, je ne peux pas faire grand chose pour vous, mais pour le reste, j’ai réuni tout ce que j’ai pu sur cette page ici.
Mais dite moi, ça a pas l’air très positif tout ça ! Ben si en fait, parce que aujourd’hui, pour l’instant, j’ai validé tout mes cours, je parle allemand
, j’ai vraiment découvert une autre culture (ce qui nécessite pas mal d’énergie, vraiment questionner les allemands sur le pourquoi du comment de comment ils vivent, leurs regards sur les sociétés [auf Deutsch natürlich], manger allemand, parler d’histoire, comprendre son impact sur la vie de tous les jours, visiter le pays…), j’ai découvert des choses aussi sur moi … Donc même si je ne partais pas favoris, tout es ok ! 
Pour décrire toutes ces découvertes, j’ai tenté de tenir à jour un journal de bord, que l’on peut trouver ici.
Donc voilà, si je devais donner un conseil, ce serait celui là : partez ! Même si ça semble un peu fou (ça doit être le cas, puisque je suis le premier à être parti à Darmstadt dans mon UFR, alors que l’accord existe depuis pas mal d’année
), ça marche, et c’est une opportunité que l’on a pas 2 fois dans une vie. Même si par hasard je ne validais pas les 2 matières qui restent, et que je devais refaire mon année à cause de ça, je ne regretterais pas, ça reste une belle expérience.![]()
Bon là, je parle de du côté officiel, mais en plus de tout ça, il ne faut pas oublier que être Erasmus, c’est des fêtes à n’en plus finir
, dans un esprit un peu particulier : on sait tous inconsciemment que ce rythme de vie n’est pas pour toujours, et puis le fait d’être dans un état d’esprit de « période temporaire », on participe plus volontiers aux fêtes. Je ne sais pas comment c’est en France, (je m’y intéresserais en rentrant) mais ici, c’est carrément la fac qui organise des fêtes Erasmus
, plus les fêtes de l’association officielle (IDEA) de la fac pour ça, plus les fêtes entre gens de même pays, car on ressent le besoin de se retrouver (disons que c’est par facilité je pense), plus …. Enfin voilà, c’est une année à toute vitesse, on se réveille un matin, c’est l’heure de partir, et pourtant on a l’impression d’être arrivé la veille…
Voilà, je vous souhaite un bon échange Erasmus,
Willy




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